le blog de Firmin

11.7.07

Les gros mots

Je ne vous ai encore jamais dit mon plus gros défaut.

J'aime les gros mots. J'ai une très grande affection pour eux. Depuis toujours.

Quand j'étais en culotte courte, mes copains et moi adorions dire des gros mots en cachette. Les grands étaient si bêtes de s'offusquer pour ce qui n'était, après tout, que des mots rigolos et sans conséquence.
Je pense que nous avions raison de penser qu'un gros mot ne fait pas de mal. Un coup de poing fait du mal, une insulte éventuellement aussi, une humiliation également... mais un bon vieux « merde » ou même « trou du cul », franchement, ça n'a jamais causé le moindre préjudice à qui que ce soit.

J'aimais déjà, je pense, remettre en cause les évidences, les choses sur lesquelles tout le monde est d'accord sans s'être jamais demandé pourquoi.
J'ai toujours considéré qu'un gamin qui demandait pourquoi on ne doit pas mettre ses coudes sur la table méritait une autre réponse que : « c'est comme ça et puis c'est tout ! ». On n'éveille pas l'intelligence en la baillonnant, en interdisant de réfléchir dès le plus jeune âge.
Bon sang, mais c'est vrai ! Pourquoi ne faut-il pas mettre ses coudes sur la table ? Tant qu'on ne m'aura pas donné une réponse satisfaisante, je n'obéirai pas. Si c'est la loi, qu'on me le dise et je m'inclinerai. Si c'est parce que tu as peur de l'avis des voisins, alors laisse-moi les mettre sur la table à la maison quand ils ne nous voient pas. Mais qu'on ait assez d'estime pour mon jugement pour me donner une raison.
Les enfants ont raison de nous demander pourquoi. Car parfois, on ne sait pas leur répondre, et on abandonne ainsi des traditions idiotes que l'on respecte non pas parce qu'elles sont justifiées, mais juste parce qu'on les a héritées.

Les enfants ont raison d'aimer les gros mots. Ils ont raison de rire de nous qui nous offusquons d'un rien.

Mais un jour, mes petits copains ont grandi. Et, comme par magie, sans que j'aie compris pourquoi, ils se sont mis à haïr les gros mots comme leurs parents le faisaient. Ils se sont mis à interdire à leurs enfants de les dire, à leur tour.
Par mimétisme, sans doute.

Personnellement, quand j'ai eu des enfants, j'ai réfléchi à la question. Me retenir de dire des gros devant mes gosses me coûtait un effort sur moi-même, et je voulais une bonne raison.

Pourquoi ne dit-on pas de gros mots devant les enfants ? La réponse est simple si on interroge les parents : pour éviter qu'ils ne les répètent ! Moi qui prône l'exemplarité dans l'éducation, me voilà donc pris à mon propre piège.
Mais, à bien y réfléchir, pas tant que ça...
Si l'on s'abstient de dire des gros mots devant les enfants pour qu'ils ne les répètent pas, c'est qu'on pense qu'ils répèteront inévitablement ce qu'ils entendent. Mais alors, c'est une bataille perdue d'avance, car ils en entendront inévitablement, et tous les efforts des parents qui se retiennent seront bien vains ! Le premier gros mot entendu à l'école sera répété à l'envi !
Ne serait-il pas plus intelligent, plus adulte de dire : « les gros mots existent, ils font partie de la vie et une personne qui ne les connaîtrait pas serait anormale. En revanche, ces gros mots ont un mode d'emploi et celui qui ne le connaîtrait pas serait totalement rejeté socialement ».

La vérité est alors toute différente : il ne s'agit plus de faire croire que les gros mots n'existent pas, ni que nous-mêmes n'en disons jamais, car c'est un mensonge et cela ne mène pas nos enfants à comprendre la vie réelle.
Par contre, il s'agit de leur en apprendre le mode d'emploi. Car vos enfants ne diront pas de gros mots s'ils les connaissent et savent dans quelles conditions ils s'emploient.

J'ai donc toujours appris à mes enfants des listes entières de gros mots. Nous le faisions à l'oreille, pour que Maman n'entende pas. Parce que « Papa aime bien les gros mots dans l'oreille, mais Maman les déteste complètement, comme la plupart des gens ». Je leur apprenais que les gens les jugeraient mal s'ils les entendaient les prononcer, et que leur emploi devait se limiter à nos soirées de rigolade, dans l'oreille de Papa.
Ainsi, mes enfants n'ont jamais dit de gros mot devant qui que ce soit. Y compris par inadvertance, car ils les connaissaient. Ils étaient même particulièrement choqués d'entendre leurs petits camarades les crier à haute voix à l'école, puisqu'ils savaient que cela ne se faisait pas.

Mes enfants ont su très tôt ce qu'était une couille, un cul, une merde et un connard. Mais ils ont appris à chaque fois le mot correct qui devait être dit en lieu et place de ces mots-là. Ils ont toujours été prévenus de ce qu'ils allaient rencontrer au-dehors.

Ne demandons pas aux enfants de comprendre le monde alors que nous refusons de leur donner toutes les pièces du puzzle. Simplifier les choses complexes n'aide jamais à les comprendre, car il manque alors des éléments. Simplifier, c'est l'échec du pédagogue. La pédagogie, c'est justement l'art de donner accès à une chose complexe, c'est de permettre de comprendre les choses telles qu'elles sont.

Ne demandons pas aux enfants de savoir se défendre contre la drogue en ne leur en parlant jamais, en cachant son existence. Ne faisons pas de nos enfants de pauvres petites bêtes fragiles qui seront désemparées dès qu'elles rencontreront un danger dont personne ne leur a parlé. Parlons-leur de l'amour, de la haine, des sexualités, de la maladie et des larmes de joie, parlons-leur de la guerre, des armes et des dangers qui font du monde ce monde dans lequel leur humanité doit s'épanouir, belle parce que triomphante de tout cela. Triomphante peut-être grâce à tout cela.

Les gros mots sont comme la crasse, comme la drogue, comme la méchanceté, comme la violence et la jalousie. Les gros mots sont comme la mort. Les nier ne sert qu'à construire dans la tête de nos enfants un monde que nous croyons idéal car « arrangé », alors qu'il n'est qu'inhumain.

Rejeter le monde parce qu'il est imparfait, ce serait rejeter un homme et ses idées parce qu'il les exprime avec des gros mots.
Je préfère un type qui dit « qu'avoir des couilles c'est faire ce qui est juste » que ceux qui n'osent même plus dire qu'ils ont un problème et préfèrent parler pudiquement de « souci ».
Avoir peur des mots, c'est la première des lâchetés.
Il y a des pudeurs qui tuent, des pudibonderies qui font un mal infini. Et notre époque est beaucoup plus pudibonde que vous ne le croyez.

J'aime les gros mots parce qu'ils se disent à l'oreille d'un papa ou d'un copain, et parce qu'ils font peur aux grands qui n'y comprennent rien.
J'aime les gros mots parce qu'ils font plus de peur que de mal.

Je les aime parce qu'ils sont aujourd'hui un magnifique moyen de complicité avec mes arrière petits-enfants, qui viennent aujourd'hui, comme mes gamins il y a 50 ans, courir à mes oreilles me répéter secrètement leur moisson du jour, celle qu'ils ont ramenée précieusement de la cour de récréation où leurs vies d'Hommes se construisent.

19 Comments:

  • Encore moi!
    Les gros mots, mes enfants n'en disent pas à l'extérieur. C'est possible d'en dire quand on est à 4. Sinon c'est mal élevé. Et tranquilement, mon fils de 8 ans me demande la définition des plus grossiers qu'il a entendu. Je la lui donne et il s'offusque que tel copain ait pu l'utiliser!
    Effectivement j'explique que l'on peut rire mais que l'on ne blesse pas son entourage avec des propos désobligeant. Et, que gros peut être beaucoup plus blessant qu'un nom d'oiseau dont on ne comprend pas le sens!
    Je suis obèse et scandalisé quand les parents et les grands parents font taire leur enfants qui disent me trouver que je suis grosse!. C'est tellement vrai. Ils les musèlent sans leur expliquer pourquoi.
    Pourquoi ne pas leur expliquer que oui c'est vrai sur l'échelle des valeurs que c'est comme être blond, petit ou marron ou autre et que juste on ne le dit pas pour pas blesser.
    Cette société sous ses airs d'ouverture est bien sclérosée!
    J'aime vraiment tous vos messages.Merci

    By Anonymous isabelle michon, at mercredi, juillet 11, 2007 12:28:00 PM  

  • putain que c'est bien dit tout ça !
    mais ça commence grave à me gaver, et je dirais même que j'en ai plein le cul d'être toujours d'accord avec vous !
    fait chier à la fin !

    By Blogger Alak, at mercredi, juillet 11, 2007 12:55:00 PM  

  • Bonjour Firmin,
    Merci pour ces billets plein de sagesse de l'homme qui a vécu.
    Effectivement l'éducation de nos enfants passe trop souvent par des non-dits. Accepter de parler des "gros mots" tel que vous le faite me semble une bonne idée... que je vais mettre en pratique avec mes enfants !

    By Anonymous [E]mmanuel17, at mercredi, juillet 11, 2007 1:05:00 PM  

  • Emma va adorer ce texte.... merci !

    A la maison, nous organisons des séances de gros mots, enfermé dans la chambre on hurle ceux qu'elle connaît (elle a 5 ans, nous ne lui en apprenons quand même pas de nouveaux !)... c'est jubilatoire. Bien entendu en présence d'autres personnes le langage redevient correct. C'est d'ailleurs elle qui nous dit :
    -"gueule c'est un gros mot pour les gens"
    -"engueuler c'est un gros mot, on dit gronder"
    -"haaaaaaan maman elle a dit un gros mot, tu dois donner l'exemple" !

    et autres merveilles... Merci Firmain de partager ça avec nous !

    By Anonymous julienP, at mercredi, juillet 11, 2007 3:50:00 PM  

  • Je suis amusé par ma propre réaction à la lecture de ce texte.

    Ma première pensée était pour la beauté du langage. Je ne trouve pas les gros mots beaux, bien au contraire, j'aime les belles phrases et un gros mot me heurte sur cet aspect. Voilà pourquoi je ne les aime pas, n'aime pas les entendre et me reprend quand je les pense ou les utilise. Ce qui est déjà plus difficile.

    Je ne les trouve pas beau car ils sont souvent utilisés pour ajouter de la force à ce que l'on veut exprimer sans pour autant trouver les mots justes ou la bonne tournure. C'est alors un moyen facile de pallier la carence.
    Pour ne pas céder à la facilité, il faut alors se fendre d'une réflexion plus approfondie pour trouver le qualificatif approprié, le terme ou la tournure qui transcrira l'émotion que l'on ressent.

    Avec l'expérience, on parvient plus facilement cette restitution et cet affinage du langage.

    Par ailleurs, et c'est là que je retrouve cette préoccupation dans votre texte, je me suis rendu qu'on ne connaît pas toujours le sens de ces mots sulfureux que l'on utilise, que déconner vient de l'interruption prématurée du coït, con étant un des noms de la vulve. Le couillon est ce veau émasculé, etc. Je croit que l'un des attraits de ces mots vient de leur interdiction et de leur signification mystérieuse. Quand leur sens se révèle, ils perdent quelque peu de leur valeur puisque leur sens ne correspond souvent plus à leur usage.

    By Blogger WhilelM, at mercredi, juillet 11, 2007 3:56:00 PM  

  • Langage et vulgarité.

    Il serait intéressant de mettre en regard les "gros mots" et la vulgarité.

    Je trouve pour ma part souvent bien plus vulgaires les attitudes hypocrites et policées de gens "biens sous tout rapport", alors que la dignité des autres saute aux yeux, surtout lorsque leur sincérité est spontanément illustrée de "gros mots" imagés et même parfois poétiques. Il suffit de relire certains textes de Pierre Perret pour s'en rendre compte.

    Coluche est un autre exemple, la pseudo vulgarité de son langage ne pouvait mieux décrire celle des maux qu'elle dénoncait.

    Tous ces interdits linguistiques ne sont-ils pas la parfaite expression des tabous dans lesquels les sociétés s'enferment?

    J'ai aussi bien apprécié la section des "Pourquoi?". Les tabous sont bien entendu la meilleure arme contre la remise en question.

    Très bon billet, merci!

    Titophe - Racisme et Histoire

    By Blogger Titophe, at jeudi, juillet 12, 2007 1:32:00 PM  

  • Un chef-d'oeuvre!!!

    Les tabous sont ceux qui nous[les jeunes] poussent à la découverte des routes inconnues, parfois dangereux, qui nous apportent à conduire nos vies dans la manière la plus pire! Vous avez pleinement raison Firmin, je préfèrerais le moyen que vous proposez plutôt que faire apprendre les 'gros mots' à mes futurs enfants, si jamais je les aurai!

    Vous êtes super, vus m'apprenez beaucoup de choses, et je dois vous remecier pour cela!

    By Anonymous 'irenekarra', at vendredi, juillet 13, 2007 8:14:00 PM  

  • J'autorisais ma fille, à l'époque 7/8 ans à dire une tirade pour qu'elle puisse, elle aussi, en dire, comme ses 'copines'. Elle avait droit à 2.3.4 mns, je ne sais plus, c'était plutôt un jeu finalement ! Elle disait c.n, p....n, c.n, p....n, et ainsi de suite car elle ne connaissait que ces deux là, moi, intérieurement, je riais. A la fin, je lui demandais si elle se sentait mieux ? Conclusion, je ne me souviens plus quand je l'ai entendu en prononcer ...mais elle sait bien me reprendre en me disant que ça n'est pas joli dans la bouche d'une jolie....grand mère que je suis maintenant (petit-fils de 4 ans)
    C'est bien agréable de vous lire, j'ai l'impression de lire mon père que j'ai perdu il y a un peu plus d'un an.
    Profitez bien de lui Nicolas, il n'y a, aujourd'hui, plus autant de complicité entre les générations et quand ça se trouve, c'est un véritable cadeau de la vie.

    By Anonymous Mamie Coco, at mercredi, juillet 18, 2007 12:33:00 AM  

  • Que votre monde est beau , Firmin !
    un monde ou les gros mots se murmurent à l'oreille , ou l'explication remplace l'interdit ,un monde idéal !
    Je ne veux pas être pessimiste sinon je cesserai immédiatement ce que je fais sauf que les gros mots dans mon quartier , il y a un moment qu'ils ont évolués .Ceci n'empêche pas l'explication et le mode d'emploi certes , c'est juste un peu plus compliqué lorsqu'il faut disserter sur enculé , fils de pute et que dire de nique ta mère , ta soeur et le reste de la famille . Parfois j'en ris car les charmants bambins ont le souci de d'utiliser le gros mot dans une phrase ce dont on pourrait se réjouir .
    Alors , a défaut d'apprécier le vocabulaire , j'apprécie les gamins et j'essaye de remédier à cette violence verbale comme je peux .

    By Blogger Marianne, at mercredi, juillet 18, 2007 6:10:00 AM  

  • Tiens nous avons eu une autre approche de ce sujet !
    Explications certes sur ce que veulent dire les mots mais surtout imagination. Comme les gros mots non encore connus ne sont pas encore interdits nous les inventons !
    Aller, mon préféré « diarrhée de dromadaire ! ».

    Mais je suis sensible aussi à ce que dit Marianne, les gros mots qui arrivent dans la colère expriment une violence et une menace un désir de dénigrement, de blesser, je ne pense pas qu’ils soient si inoffensifs que cela.

    By Blogger Tili, at jeudi, juillet 19, 2007 12:15:00 AM  

  • Attention à ne pas confondre "gros mots" et "injures" ou "insultes".
    C'est vraiment très différent, même si les mots employés sont parfois les mêmes.

    Souvenons-nous surtout de Coluche, détesté par certains pour sa vulgarité, alors qu'il avait assez de coeur pour monter les "Restos". J'espère que ceux qui le jugeaient sur ces mots se sont ensuite rués pour être bénévoles aux Restos du coeur.

    On juge sur les mots, alors qu'il faudrait juger sur le coeur. La politesse et le petit doigt levé sont rarement révélateurs du fond du coeur.

    By Blogger Firmin, at jeudi, juillet 19, 2007 9:58:00 AM  

  • Il y a les gros mots du langage parlé et ceux du langage écrit ... et les réactions de ceux qui confondent grossièreté et vulgarité ... Je me souviens avoir commencé à lire San-Antonio à l'âge de 11-12 ans, par "tradition familiale", dirais-je, et parce qu'aucun ouvrage des immenses bibliothèques ne m'était interdit, chanceuse que j'étais ... je me souviens aussi des regards des adultes, considérant cette petite fille en train de lire des "cochoncetés" d'après eux ... les mêmes qui, 30 ans plus tard, considèrent avec une commisération pontifiante les ouvrages de Frédéric Dard que l'on peut amener dans un club de lecture ... et pourtant je prends toujours autant de plaisir à discourir sur San-Antonio, surtout devant ce type de personnes ... elles seront choquées sans même savoir que c'est leur propre réaction, due à leur ignorance, qui est choquante ...

    By Anonymous Manue, at vendredi, juillet 20, 2007 5:13:00 PM  

  • Bonjour,

    Comme toujours, je me régale de vos textes, comme toujours savant dosage entre tendresse et humour, sagesse et amour.

    Continuez longtemps comme cela à nous régaler et, égoïstement parlant, à me régaler !

    Bravo à vous deux, votre connivence, votre complicité, votre complémentarité qui fait votre force.

    Je me suis permis de référencer votre blog sur le mien, tant j’aime à vous lire et tant j’aimerai faire partager ces tranches d’humanité ; Si cela vous dérange, je supprimerai ce lien bien entendu.

    A bientôt de vous lire,

    Didier

    By Blogger Didier, at lundi, juillet 23, 2007 3:56:00 PM  

  • Merci, Didier.
    Vous l'avez compris, tout ce que vous pourrez faire pour nous aider à transmettre le message de Papy sera le bienvenu.
    Merci beaucoup.

    En ce qui concerne sa santé, Papy va très bien et va pouvoir partir cet été se reposer un peu. Ce qui lui fera le plus grand bien.

    À bientôt.

    By Anonymous Nicolas, at lundi, juillet 23, 2007 4:22:00 PM  

  • Bonjour Firmin et Bonjour Nicolas
    Merci de votre "travail de transmission" c'est tellement important...
    J'avais déjà posté un commentaire pour ce message sur les gros mots, mais une intempestive interruption de flux ou reflux... l'a zappé!

    Et finalement je reviens car c'est tellement vrai que tout ce que transmet un Grand Père est une page spéciale, conservée avec soin dans un recoin de mémoire, et qui ressort et se transmet à son tour.

    Le Grand Père de mes enfants, mon beau père, adorait leur raconter des tas d'histoires, leur apprendre des poésies, mais ce que eux préféraient, c'était lorsque Grand Maman était à la cuisine, il leur apprenait des chansons paillardes... à ne pas répéter bien sûr!!!
    Ma fille elle, reçoit les confidences de ses deux Grands Mères, elle en sait bien plus que nous et heureusement pour la génération suivante... ce sont des périodes tellement chargées en Histoire, en changements importants dans la façon de vivre et de voir la vie.

    Merci à vous Firmin, le Grand Père qui m'apprenez un tas de choses et me faites réfléchir et à vous Nicolas de si bien le mettre en valeur.

    Bonnes vacances, reposez vous bien
    Merci, Merci et Merci
    Geneviève

    By Anonymous Anonyme, at mardi, juillet 24, 2007 9:32:00 AM  

  • Bonjour!
    Je ne réagis pas souvent, mais je lis souvent. Je ne réagis pas parce que je me retrouve presque systématiquement dans ce que vous dites. Pour moi les gros mots sont un exutoire, une porte de sortie qui me permet de lâcher de la pression dans les moments de stress intense. Ca m'évite ainsi de faire pâtir ma famille et mes enfants de ma mauvaise humeur. Ce sont les mots qui s'en prennent plein la vue!
    Et puis ca fait tellement de bien quand ca sort qu'on aurait tort de s'en passer!

    Stephane

    By Anonymous Anonyme, at dimanche, juillet 29, 2007 2:11:00 PM  

  • Ce texte m'a tout de suite fait penser au pornographe du phonographe... Merci pour ses écrits !

    By Blogger Marie, at jeudi, août 30, 2007 10:54:00 PM  

  • je me balade sur votre site depuis plusieurs jours, et je vous adore. Oh! Je ne suis pas forcément toujours en accord, mais votre colère d'aujourd'hui(- il l'a dit- on ne peut pas laisser de commentaire... une censure???)est la mienne. Comment aider nos amis musulmans alors que bien souvent les uns et les autres font l'amalgame? Ah! Firmin, si des comme vous étaient légions... le monde irait bien mieux.
    Je vous embrasse tous deux et que votre blog dure dure dure......

    By Anonymous polly, at lundi, septembre 10, 2007 9:41:00 PM  

  • C'est tellement vrai ce que vous dites ! Ce blog est bien le seul qui ait sû me montrer ce que j'avais encore d'humain... Merci...

    De l'extérieur, c'est vrai que j'ai l'air d'être la personne la plus asociale jamais née sur cette Terre, et pourtant, quand je vous lis, je sais que je resterai toujours une vraie gamine...


    Quant aux gros mots, et même aux convenances en général, ma mère m'a toujours montré le "mauvais exemple", s'est toujours moquée des bonnes manières, tandis que ma grand-mère me les inculquait sans rien expliquer... Pourtant, aujourd'hui, je ne supporte pas la vulgarité... En fait il suffit de comprendre que tout cela est basé sur le respect...


    Merci encore, et bon courage,


    Jackal, 15 ans, 20 dans la tête et 5 dans le coeur

    By Anonymous Jackal, at vendredi, septembre 14, 2007 11:16:00 PM  

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