le blog de Firmin

24.8.07

Un vieux, ça pue

Pourquoi les gens ne vont-ils pas davantage voir les vieux ?

Pourquoi nous sentons-nous parfois comme des pestiférés ? Comme des êtres humains de basse caste, dont la rencontre ne fait envie à personne ?

Mon arrière-petit-fils (celui qui fait des prouts sous son bras) m'a donné un jour un élément de réponse.
Alors que je l'embrassais, il s'est reculé d'un coup et a crié d'un air dégoûté : « Papy y sent encore le vieux dentier ! ».
Je suppose qu'il devait répéter des mots entendus dans la voiture familiale au retour d'une visite chez moi, car je serais étonné qu'il sache ce qu'est un dentier !
Depuis, j'apporte un soin très particulier à l'hygiène de mes dents, vraies et fausses. Parce que je tiens aux bisous de mon petit bonhomme.
Et puis aussi, peut-être, à cause de souvenirs lointains d'enfance, dans lesquels me revient l'odeur des vieux qu'on me disait d'embrasser. Alors, je brosse, mais sans grand espoir...

Je me souviens aussi des dames qui piquaient. Il ne fallait pas le dire, sinon mes parents faisaient les gros yeux ! Mais embrasser la vieille tante Machin-chouette, c'était vraiment la punition ultime !

Mais, franchement, regardez-moi bien en face : est-ce qu'on évite vraiment d'aller voir les vieux juste pour ça, juste parce qu'ils sentent le dentier, les cheveux gras et que les vieilles dames piquent ?
Franchement !

Moi, je vais vous le dire, pourquoi vous ne venez pas nous voir.

Vous ne venez pas parce que la mort vous fait peur. Et que, bien que passant vos vies à essayer de songer à autre chose, vous craignez, en nous voyant, de devoir y penser.
Vous êtes gênés, parce que cette question-là plane au-dessus de vous quand vous nous parlez. Elle vous frôle sans cesse et sans prévenir quand nous vous racontons nos problèmes de santé qui n'en finissent jamais. Vous vous défendez en minimisant, en nous disant que ce sont des bobos de rien du tout, mais vous savez bien que nous n'avons pas toujours le billet retour en entrant à l'hôpital.

Et pourtant...
Je suis sûr que, comme moi quand j'étais petit, vos enfants aimeraient jouer sur nos genoux. Ils aimeraient nous écouter raconter l'école d'avant. Les enfants adorent nos histoires d'oranges à Noël et de trajets de 20 kilomètres en sabots soir et matin dans la neige.
Les jeunes adorent les vieux mais la société les en sépare. La société cache la vieillesse pour ignorer la mort avec arrogance. La société se détruit dans cette vaine stratégie de déni.

Laissez-nous avoir une belle mort parmi vous et elle vous fera alors moins peur. Laissez-nous partir comme vous aimeriez partir, et vous y serez mieux préparés. Laissez-nous donner aux enfants ce qui nous encombre tant, cet héritage de mots, d'amour et de pensées, ce lot de souvenirs et de leçons, dont ils feront bien ce qu'ils voudront, comme on casse les jouets de Papa, mais avec lesquels nous ne pouvons pas partir.
Une société qui prive ses aînés de la transmission désoriente ses jeunes.
Une société qui ne passe pas les torches de l'humanité risque de ne plus être humaine.

Laissez-moi caresser la tête de ces petits Noirs nés ici de parents africains, et devenir leur grand-père français. Laissez-moi leur apprendre comment on vit ici, tout ce que leurs parents ne peuvent pas leur dire.
Laissez-moi dire à ces petits Arabes français combien j'ai aimé leurs arrières-grands-pères, et combien leurs visages sur les pentes de Monte Casino ont marqué pour toujours l'âme de leur jeune camarade d'alors. Laissez-moi leur dire ce qu'est la fraternité, moi qui ai tant de frères disparus.

Ce n'est pas l'odeur de mon dentier, même si je sais qu'elle imprègne ma maison, qui vous effraie.
Ce qui vous fait peur, c'est le reflet de vous-même que vous fuyez.
Ce que vous fuyez, c'est l'évidence qui vous fait pourtant hommes et femmes comme moi, cette évidence que je ne fais que vous précéder sur un chemin dont l'issue vous fait peur.

Alors, vous nous laissez partir seuls.
Et, faisant ainsi, vous ne saurez pas apprendre à vos enfants comment vous éviter de partir seuls, à votre tour.
Moi, j'ai Nicolas et ce blog nous rapproche tellement, mais combien n'ont personne ?

On ne passe pas une torche sans s'effleurer la main. La transmission est un geste éminemment humain, peut-être le plus humain qui soit.

Transmettre ne peut se faire qu'à deux.
Les enfants y sont prêts.

Ne nous en privez pas.




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2 livres intéressants :

20 Comments:

  • Vous êtes vraiment un grand homme, Firmin. Vos analyses sont émouvantes et tellement vraies...

    J'ai perdu mes grand-pères durant mon enfance, et aujourd'hui, à 18 ans, cet enseignement de la sagesse que les personnes agées peuvent acquérir avec l'expérience me manque. Je suis totalement d'accord avec votre article, nous avons une visions des "vieux" qui est trop restrictive, on les voit comme des pompes à retraites ne sachant que regarder la télé toute la journée. La société ignore l'héritage que vous pouvez nous laisser, et c'est vraiment dommage.

    Merci pour cet article, et encore bravo pour le blog.

    By Blogger Greg, at vendredi, août 24, 2007 8:13:00 PM  

  • Je n'ai qu'un mot : merci !

    J'ai été très ému à la lecture de votre témoignage.

    C'est vrai !

    By Anonymous Jacques PYRAT, at vendredi, août 24, 2007 9:47:00 PM  

  • coucou, c est Vanessa
    décidément!
    2 commentaires en 2 jours!!!
    Vous allez commencer à en avoir marre de moi, surtout que là, je vais vous donner mon point de vue.
    Je suis encore de cette génération, qui, je crois, a eu de vraies valeurs transmises par les parents et surtout les grands parents.
    j ai 29 ans, encore mes 4 grands parents et 1 arrière grand mère.
    j ai connu tous mes arrières grands parents et je veux vous dire combien les moments passés en leur compagnie m'ont appris de la vie et sont précieux dans mon coeur.
    Or, aujourd'hui, je me rends compte firmin, que mes grands parents "restants" n ont pas forcément votre ouverture d 'esprit, n'ont pas forcément "avancer" en même temps que ce monde qui est le nôtre, et qu il est devenu difficile et même conflictuel de discuter avec eux.
    Ma mamie sent "bon" le muguet depuis toujours, mais ne tolère ni les étrangers ni les homosexuels(pour faire ref à vos articles), et moi je ne peux tolérer certains de ses propos.
    Les discussions de mamie "petite fille" ne sont plus d'actualité, les histoires de "guerre" non plus et j ai tellement l impression que nos échanges sont limités et plus conflictuels qu autre chose, que je n 'ai effectivement plus envie d aller les voir.
    Surtout pour garder à mon esprit les moments où je n'étais qu une petite fille qui s agenouillait sur leurs genoux; je ne veux pas que ces doux moments soient ternis par ceux d aujourd'hui.
    Alors voilà firmin, peut être aussi une des raisons de la solitude de "nos vieux".
    La mort m'effraie,comme tout à chacun, mais j aimerais tellement en parler avec eux justement, voir comment on l aborde de si près, quand 80 années ont passé, cela pourrait nous aider, nous rassurer peut être...

    J espère que les vacances ont été reposantes pour vous en tout cas, nicolas, lui, n a pas chômé!!!

    Je vous embrasse tous les 2

    Vanessa

    By Anonymous Anonyme, at vendredi, août 24, 2007 10:37:00 PM  

  • c'est tellement réel ce que vous nous dîtes. Vous êtes notre miroir et l'image qui s'y reflète nous fait peur , alors nous fermons les yeux pour ne pas affronter cette réalité. C'est aussi pourquoi peu de personnes veulent travailler en maison de retraite. Nous ne sommes pas préparés à cela.

    By Anonymous caroline, at vendredi, août 24, 2007 11:36:00 PM  

  • Pas de sectarisme anti-âge ou pro-âge : moi je fuis les gens désagréables, qu'ils aient 20 ou 90 ans. J'ai adoré l'une de mes grand-mères, gaie, drôle, généreuse, et ça m'était bien égal qu'elle fasse des fautes d'orthographe grosses comme elle, qu'elle ait un dentier et qu'elle ne se lave pas tous les jours.
    L'autre était une poison, commère, méfiante, réac, fermée, avare... une vraie calamité, et je crois qu'elle l'avait toujours été, même quand elle était jeune et fraîche.

    By Anonymous Anonyme, at samedi, août 25, 2007 5:37:00 PM  

  • Brassens disait : "le temps ne fait rien à l'affaire... quand on est con, on est con"

    Peut-être une vieille personne désagréable et "mauvaise" a-t-elle encore plus besoin d'amour et qu'on vienne la voir qu'un "papy gateau" ou "une mamie muguet" ?

    By Anonymous julienP, at samedi, août 25, 2007 8:35:00 PM  

  • C'est vrai, Julien, seulement je ne suis pas une sainte... Pour cette grand-mère poison j'ai fait le minimum syndical, une ou deux visites par an, quelques lettres, un petit cadeau à Noël, et c'était chaque fois une corvée.
    Exemples de ce qu'elle me disait :
    - Si ton mari t'a quittée il devait avoir ses raisons et elles devaient être bonnes. Il a même eu du mérite de te supporter quatre an, je trouve.
    - A te voir élever tes enfants on regrette que tu en aies eus.
    - Tu es comme ta mère, bête comme tes pieds.

    Alors vous voyez... il aurait fallu une auréole, et je n'en brigue aucune.

    By Anonymous Anonyme, at dimanche, août 26, 2007 11:20:00 AM  

  • Felicitations à vous deux pour la nomination à perso web. Votre blog est super! Je vote pour vous!

    By Anonymous ecaterina, at lundi, août 27, 2007 9:53:00 AM  

  • Merci Firmin! Et pourtant... avec votre sens de la communication, vous venez de me faire mal. D'un coup, à 42 ans, mes grand-parents me manquent.

    Mais oui, la vie est un tout et la vieillesse en fait intégralement partie.
    Mon épouse, aide-soignante d'origine camerounaise, a longtemps travaillé dans des maisons de retraite avant de retourner en CHU, et elle s'étonnait grandement du regard porté sur ces "vieux" par le personnel et par leur propre famille! Sa culture donne une place prépondérente aux anciens dans la société, c'est ce qui lui a permis d'être appréciée dans ce milieu.
    Un dernier point: j'ai noté que passé un certain age, lorsque la société vous fait comprendre que vous êtes passé de l'autre coté, l'homme accepte enfin de remettre en question ses certitudes.

    By Blogger Titophe, at lundi, août 27, 2007 10:32:00 AM  

  • Un vieux qui pue le vieux dentier et une grand-mère qui pique, on ne choisit pas sa famille !
    De mon temps ce genre de cérémonie était récompensé par les étrennes dont nous gratifiaient les ancêtres. Cela aidait à supporter l'odeur ou la barbe qui piquait. .La visite avait lieu au moment des voeux ou pour les anniversaires.
    Ne croyez--vous pas Firmin que les vieux qui savent rester attractifs, qui s'intéressent, malgré leur âge et leur fatigue, au monde extérieur ont peu de chance d'être isolés et peu visités ?
    Mon grand-père paternel était très apprécié de mes copains et copines tellement il relatait d'anecdotes savoureuses et pourtant il ne sentait pas particulièrement la rose.
    Quant à la mort qui nous fait peur et qui serait la cause de notre non visite aux seniors tellement leur vue et le récit de leurs maux sont associés à cette finalité de la vie ?
    Je vous trouve bien en dehors du temps, Firmin et de la réalité.
    Notre société ne permet plus de mourir chez soi, je trouve que c'est plutôt un progrès de pouvoir terminer sa vie dans un service de soins palliatifs, sans souffrance , entouré de ceux qui vous aiment.
    Transmettre ne peut se faire qu'à deux et en éprouver le besoin se construit à deux également.
    Permettez-moi, cher Firmin de penser que l'échange et la transmission des valeurs entre proches qu'ils soient de la famille ou pas se font tout au long d'une vie. A chacun de créer le contexte qui permettra cet échange.
    La société ne dénie pas la vieillesse, elle l'organise autrement et de nombreux vieux privilégient la vie ( voyages, études) jusqu'au bout plutôt que de se retrouver, assis à côté de la cheminée, à remuer les cendres pour que le feu ne s'éteigne pas.
    Il ne manque plus que l'exemple des pays en voie de développement, surtout l'Afrique ou les vieux restent au sein de la famille pour terminer l’image idyllique des générations.
    Que penser des Inuit et autres civilisations premières qui abandonnaient les anciens en plein dénuement pour qu’ils meurent lorsqu'ils ne pouvaient plus suivre les déplacements du groupe ?
    Votre post est plein de bons sentiments et conseils, à chacun de les mettre en pratique avant qu'il ne soit trop tard et sans obligation .
    Peut -on nier aujourd’hui l'évolution de la société qui permet aux aînées de vivre pleinement leur troisième et quatrième âge et qui déculpabilise les enfants car leurs parents ne sont plus vécus comme une charge ? Sans rancune , Firmin , je vous préfère dans des écrits plus ambitieux et moins culpabilisateurs .

    By Blogger Marianne, at mardi, août 28, 2007 3:06:00 PM  

  • La raison fondamentale est certes la peur de la mort mais quoi dansle passé cette peur devait aussi être présente et pourtant les vieux étaient plus respectés.

    Donc pour quelle autre raison on fuit les vieux ? La culture de la jeunisse et la ... globalisation.

    Eh oui la globalisation, parce que dans ce type d'économie l'humain n'a de valeur que sa force, un vieux et/ou un handicappé ne sert plus à rien ... par exemple sous le nazisme les enfants avaient comme énoncé de mathématiques "combien coûtent x vieux à la société".

    Tout est lié.

    By Anonymous Anonyme, at mercredi, août 29, 2007 2:26:00 PM  

  • C'est tellement vrai tout ca Firmin. Et tellement triste une société qui ne sait tirer tout l'avantage que peut lui apporter l'expérience des plus agés. Tout ce dont je me souviens de ma grand mère est pour moi comme un savoir absolut qui m'a trop vite été retiré. Cette société à vraiment besoin de retrouver une place centrale pour les générations supérieures.

    By Anonymous Jérémie, 24 ans, at jeudi, août 30, 2007 7:33:00 PM  

  • De mes grands-parents, il ne me reste que mes 2 mamys. J'avoue ne pas les appeler ou les voir aussi souvent qu'il faudrait pour répondre à leurs attentes.

    Mais la vie n'est pas facile, et je n'ai pas toujours envie de les écouter raconter qu'elles ont mal au dos, au ventre, aux yeux, que de leur temps tout était mieux, les jeunes plus attentifs, plus travailleurs, mieux ci, mieux ça ...

    Bien sûr je plaide coupable, je devrais écouter, et comprendre, car un jour moi aussi je serais vieille fatiguée, et usée, et j'aimerai avoir une oreille compatissante.

    Mais je n'attend pas que ça de mes grands-parents, j'attend aussi des histoires, des discussions, du partage comme vous le dites si bien, et je n'ai pas toujours l'impression qu'elles partagent beaucoup avec moi, ou même qu'elles m'écoutent.

    Mais ne cherchons pas d'excuse, et ne mettons pas toutes les fautes sur les épaules de mes mamys, j'ai moi aussi beaucoup de tort. Et au final, si je me retourne sur ma relation avec mes grands-parents, j'ai plein de bons souvenirs.

    Les après-midi à apprendre à jouer au poker avec mon papy, les soirées à écouter Renaud avec l'autre papy, les après-midi jeux de société, avec mon incollable mamy (incroyable ce qu'elle connait au trivial pursuit !!!), les samedis shopping avec mamy-mode, et puis bien sûr les histoires, du temps de l'algérie, du temps de leur enfance, ... et j'avais l'impression de voir les paysages de leur enfance, et ça c'était bien, mais plus le temps passe, plus la vieillesse prend prises sur elles, et moins elles racontent d'histoire ...

    Bref, je vois une de mes mamy dans quelques jours, et j'ai hâte de la voir, elle me manque.

    Voilà, rien à ajouter, j'ai déjà bien trop écrit, merci pour ce blog en tout cas, c'est du bonheur.

    By Anonymous Sandrine, at jeudi, août 30, 2007 8:15:00 PM  

  • C'est une vision que je n'avais pas eue.

    Je suis surprise de l'apprendre par un ancien, les miens étant déjà partis.

    Bonne continuation

    By Anonymous Sofystikée, at jeudi, août 30, 2007 9:10:00 PM  

  • Ce message est très touchant... moi la mort me fait affreusement peur (j'ai pourtant que dix-huit ans..) et je sais pas, lire ça ça m'a fait du bien , alors merci...

    Par contre je ne fuis pas les "vieux" j'aime toujours entendre ce qu'ils ont à raconter!

    By Anonymous Caroline, at jeudi, août 30, 2007 9:31:00 PM  

  • Merci Qu'elle est belle cette humanité pleine de sagesse. J'ai grandi avec ce miroir. Merci
    Le croquant.
    je vote pou firmin et nicolas
    3 aout 2007

    By Anonymous Anonyme, at vendredi, août 31, 2007 12:56:00 AM  

  • Je ne suis pas d'accord avec votre analyse. Elle est peut-être vraie pour votre cas particulier mais elle ne correspond pas avec ce que j'en ai vécu.

    Quand j'étais enfant, j'adorais aller chez mes grand-parents (j'ai à peine connu mes arrières), adorais aller chez certains amis de mes grand-parents mais en détestait d'autres.
    Ceux que j'appréciais étaient agréables, me donnaient du chocolat, avaient de quoi m'occuper. La seule que je n'aimais pas était une ancienne institutrice dont la maison sentait la soupe au chou recuite un nombre incalculable de fois. Et pire que tout, je m'y ennuyais ferme !

    Parfois c'est aussi la diminution des capacités qui amène à l'exclusion. Un grand-père qui met 2 minutes pour sortir une seule phrase ou une grand-mère qui oublie au bout de 30 seconde n'aident pas à donner envie aux enfants de leur rendre visite.

    Je terminerai en confirmant que quand ma fille est sur les genoux de son arrière-grand-mère, ça fait à celle-ci un effet nettement supérieur à une double dose de médicaments. :)
    Une photo que j'aime beaucoup à ce propos:
    http://www.darchis.be/eric/gallery/main.php/v/Maeva/2005/IMG_6189_imm009_N9_jpg.jpg.html

    By Anonymous Eric Darchis, at jeudi, septembre 13, 2007 6:47:00 PM  

  • c'est vrai et dur : ce témoignage ! Merci, je vais boire un petit coup avec mes vieux de 74 et 75 ans... je profite de toutes les secondes et je vais lever un verre à vous Firmin et félicitations à vous Nicolas !

    By Anonymous Anonyme, at vendredi, septembre 14, 2007 6:33:00 PM  

  • Merci.
    J'ai cité votre blog dans mon travail de recherche en gérontologie et je pense que ce texte sera un appui pour ma soutenance.
    Dominique Le Doujet, Docteur en psychologie, Président de l'association Psychologie & Vieillissement fait la même analyse que vous.
    http://perso.orange.fr/psychologie.vieillissement/ConfIsolementDLD.html
    Il fait un parallèle entre les castes chez les Indous et le fonctionnement de nos sociétés "évoluées".
    Bref, encore merci pour tous vos écrits.

    By Anonymous berrybelle, at lundi, septembre 17, 2007 2:23:00 PM  

  • Bonjour à vous deux... j'ai la chance, à 40 ans, d'avoir encore mes 2 grands-pères et une grand-mère. Deux sont nés en 1922, et le dernier en 1916. Et ils sont tous les 3 fabuleux, drôles, attentionnés et fous de leurs arrière-petits-fils, qui le leur rendent bien. Mon grand-père Paul, Papypol, qui a 91 ans s'intéresse de près aux activités de mes fils, leur pose mille questions, leur apprend à jouer aux cartes et fait même semblant d'adorer les Simpsons pour le seul plaisir de partager ce moment avec eux pour leur plus grand plaisir à tous les trois ;-) Son épouse, bonne-maman Mimie, nous reçoit chaque samedi soir pour un petit apéro et une tartine. C'est un rendez-vous familial auquel se rendent tous ceux qui peuvent... on est régulièrement 10, 12 le samedi soir, oncles, tantes, cousins... nous verrons-nous encore après leur disparition ? Ils sont l'unité de la famille. Drôles, positifs, tendres et tellement accueillants. Et je précise qu'ils sent très bons ;-) Ils disent souvent qu'ils ont de la chance d'être si bien entourés mais je pense que nous avons de la chance de les avoir. Tous les vieux, c'est vrai, n'ont pas si bon caractère ! Mon autre grand-père, Albert, se soucie infiniment de chacun d'entre nous, nous appelant quelques minutes tous les jours, pour demander des nouvelles de la journée, d'une activité sportive, d'un examen... il me fait un peu penser à Firmin car il se tient très au courant de tout et a évolué au fil des ans, se souvenant "de son temps" avec lucidité, le regrettant parfois sans le prôner pour autant... Je remercie le ciel de les avoir tous les 3 et j'espère pouvoir profiter d'eux encore longtemps. Je les adore. Je leur ai parlé de ce blog et j'ai l'intention de leur imprimer quelques-uns des articles de Firmin. Ils vont adorer, c'est sûr. Merci à vous pour ces textes... Nat

    By Anonymous Nathalie, at lundi, octobre 01, 2007 3:45:00 PM  

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